À l’occasion du festival « I Love Neon & High Food », Montréal avait la chance d’accueillir une des grandes figures du hip-hop nouveau genre : Flying Lotus. La première soirée avait pour tête d’affiche cet artiste de Los Angeles, mais aussi ses compatriotes Lazer Sword et le Montréalais Hovatron. Il ne s’agissait pas d’une soirée hip-hop ordinaire, rien à voir avec les clichés. Le mot d’ordre était le plaisir; le plaisir par la musique. Et quelle musique!
Impossible de rester de glace face aux fréquences enivrantes des samples que crachent les enceintes de la SAT. Comme hypnotisé par les mélodies analogiques du premier DJ, Hovatron, on se retrouve en un rien de temps plongés dans le monde où le rythme est roi et, pourquoi pas, aussi danseur (« Rhythm Is A Dancer »?). Le pire est que cette pièce de l’illustre époque euro-dance des années 90 aurait eu sa place au sein des échantillons proposés par Lazer Sword, un hybride entre l’expérimentation et le kitsch.
Tous les ingrédients pour une soirée haute en couleurs étaient réunis : jeu de lumières, projections (passant du pixel minimal au quétaine assumé) et foule en délire. La salle s’est remplie rapidement et il n’a fallu que quelques notes pour que les gens entrent en transe. C’était aussi un joli échantillon de la scène underground de Montréal à laquelle quelques fêtards américains s’étaient ajoutés. Je retiendrai la sensation de vibration dans ma cage thoracique et l’envie incontrôlable de taper du pied très très fort.
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